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lundi 14 avril 2025
mardi 4 février 2025
42. Effet rebond après une séance EMDR ? À quoi peut-on s’attendre ? (Sources : https://emdrpsy.fr/effet-rebond-emdr/)
Après une ou plusieurs séances d’EMDR, un effet rebond peut apparaître chez certains patients. Le terme « effet rebond » est très utilisé dans la médecine et dans la psychologie car ce phénomène est souvent observé dans ce genre de discipline. Même s’il peut être difficile à vivre, l’effet rebond qui survient après une séance d’EMDR est la plupart du temps nécessaire et fait partie du processus de guérison du traumatisme quel qu’il soit chez un patient.
L’EMDR est une thérapie qui aide de nombreuses personnes à soigner des traumatismes liés à différents facteurs qui sont intervenus récemment, ou pendant l’enfance. Cette pratique peut aujourd’hui se pratiquer en auto-administration grâce à un logiciel que nous sommes en train de créer afin d’étendre les bienfaits de l’EMDR et permettre à tous le monde de soigner un état émotionnel et psychologique dégradé.
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L ‘effet rebond est en fait un mal-être général souvent traduit par une fatigue émotionnelle et physique, une angoisse naissante ou une anxiété qui ne nous quitte pas. Ces symptômes peuvent intervenir à la suite d’une séance d’EMDR, avec un laps de temps plus ou moins long en fonction des cas.
Chez certains patients, l’effet rebond se traduit donc par de la fatigue, des courbatures, ou une sensation de sensibilité émotionnelle extrême accompagnée d’angoisse et de stress.
L‘effet rebond qui peut intervenir après une ou plusieurs séances d’EMDR est souvent inévitable ou nécessaire au traitement d’un traumatisme.
Pourquoi un effet rebond après une séance d’EMDR ?
Tous les symptômes qui vont vous pousser à pratiquer une séance d’EMDR sont des signaux envoyés par votre cerveau et votre corps car celui-ci n’arrive plus à gérer le traumatisme qui est la base de ces mauvaises sensations.
A force de vous envoyer ces signes, votre corps vous informe que vous devez vous soigner et entreprendre une thérapie pour traiter votre traumatisme, quelle que soit son importance.
Chez la plupart des patients, après une séance d’EMDR, on se sent bien, apaisé et soulagé. C’est d’ailleurs le but principal de l’EMDR, vous aider à affronter votre traumatisme et vous soulager après avoir été confronté à ces mauvais souvenirs.
Mais il arrive parfois chez certains patients, quelques jours après la séance, qu’une sensation de mal-être arrive progressivement. Cette sensation peut être accompagnée de douleurs, de fatigue émotionnelle, de courbatures, ou d’une anxiété plus ou moins forte.
Ces symptômes qui traduisent l’effet rebond peuvent arriver entre 3 et 10 jours après votre séance d’EMDR.
L’effet rebond est souvent inévitable car il fait partie du processus de guérison. Pendant votre séance d’EMDR, vous allez stimuler vos souvenirs les plus désagréables et vous confronter à votre traumatisme, il s’en suit donc un sentiment de bien-être.
Mais cette pratique peut faire ressortir d’autres émotions chez vous, et c’est ce qu’on appelle l’effet rebond. Cependant, aussi désagréable que cela puisse paraître, l’effet rebond est plutôt perçu comme une grande avancée dans le traitement de votre traumatisme.
Angoisse et stress lié à un effet rebond
L’effet rebond se traduit souvent par un angoisse ou un stress qui peuvent donc arriver entre 3 et 10 jours après votre séance d’EMDR. La plupart des patients sortent soulagés et apaisés d’une séance, il s’en suit une période agréable qui peut quand même parfois être accompagnée d’une légère fatigue émotionnelle. Et soudain, le patient peut ressentir les symptômes d’un effet rebond.
L’angoisse et le stress que peut provoquer un effet rebond peuvent être apaisés et diminués avec une autre séance d’EMDR qui traitera directement cet effet à la base. Vous pouvez aussi pratiquer plusieurs exercices qui vous aideront à surmonter les symptômes d’un effet rebond. Des exercices de respiration, des dialogues avec votre thérapeute ou une personne de confiance pourront vous aider à faire face à un effet rebond.
Combien de temps dure un effet rebond ?
Comme on parle de psychologie et de thérapie EMDR, tout le monde ne fait pas face à un effet rebond de la même façon et la durée de celui-ci sera différente d’un patient à l’autre. Cependant, il existe quelques données qui nous poussent à dire qu’un effet rebond peut durer entre 10 jours et un mois voire un mois et demi dans le pire des cas.
La durée de l’effet rebond dépendra surtout de la capacité du patient à faire face à ses symptômes et à un grand bouleversement. Parfois, l’effet rebond ne dure que 10 jours et le patient se sera débarrassé de cet effet secondaire notable seul, sans aide. Dans d’autres cas, il est parfois nécessaire de suivre une autre séance d’EMDR pour traiter les effets indésirables d’un effet rebond.
Effet rebond : ce n’est pas systématique
Même si l’effet rebond après une séance d’EMDR n’est pas le bienvenu, il est le signe annonciateur que votre esprit retrouve le pouvoir de corriger votre traumatisme.
Certains patients mal renseignés peuvent prendre un effet rebond avec de la colère et de la déception car ils pensent faire un retour en arrière alors que tout commençait à aller mieux. Il faut plutôt voir l’effet rebond, s’il intervient, comme une étape à franchir pour guérir totalement de son traumatisme.
L’effet rebond n’est pas systématique aussi. Effectivement, tout dépend du type de traumatisme traité et de l’impact qu’il a sur la santé psychologique du patient. Certains patients ne subissent donc pas cet effet secondaire de l’EMDR et arrivent à soigner leur problèmes d’ordre psychologique sans passer par cet étape.
Au contraire, lorsque l’effet rebond fait son apparition, il faut plutôt voir le bon côté des choses et se dire qu’il est nécessaire à notre rétablissement.
dimanche 17 novembre 2024
41. Shanti Mudra, asana et exercice dynamique
Les exercices de la relaxation dynamique du 1er degré viennent essentiellement d'une forme de hatha-yoga ancien pratiqué secrètement dans l’Himalaya.
Shanti mudra est, lui, un exercice plus récent.
Il a sans doute inspiré l'exercice de la coupe à Caycedo.
Mudra peut être traduit par signe ou geste (symbolique).
Shanti, c'est la paix.
Il peut être réalisé en position assise ou debout en fonction de l'intention ou de l'objectif.
DESCRIPTION
Placer les mains au niveau de l'abdomen, paumes vers le ventre.
Expirer...
- Sur l'inspiration, élever lentement les mains; le bout des doigts effleurent le ventre, le thorax puis le visage. Continuer le mouvement en écartant les bras, souplement, en V.
- Suspendre le souffle et attendre le besoin d'expirer...
- Sur l'expire, faire alors le mouvement inverse jusqu'à ramener les mains devant l'abdomen, l'une sur l'autre, paumes vers le ciel...
- Suspendre le souffle et attendre le besoin d'inspirer.
Enchaîner 3 fois...
Si l'exercice est réalisé en position assise, il sera proposé après les exercices dynamiques debout ou juste avant une A.I.S pour préparer celle-ci. Permettez alors à votre dos de s'étirer lors de la phase inspiratoire, ce qui veut dire que celui-ci va s'écarter du dossier de la chaise (si vous étiez en appui sur ce dossier).
Il peut également être proposé en fin de séance comme un ancrage du positif.
Une variante consiste à étirer le menton vers le ciel tout en montant les bras. Cela produira une sensation de force. Il est intéressant de le proposer à un patient devant passer un entretien, par exemple. Durant la phase de suspension de souffle poumons pleins, nous pouvons évoquer une phrase (sankalpa ou S.R.S): J'ai confiance en moi.
INTENTIONS
On peut proposer une intention d'oxygénation (RD1), d'ouverture aux autres (RD2) ou de paix (RD3), c'est-à-dire d'établir la paix en soi.
Le fait d'ouvrir les bras génère également une sensation de force.
Réalisé en fin de séance, l'intention sera d'inspirer tout le positif vécu et de l'intégrer en soi.
Il favorise également une bonne respiration et procure une sensation de bien-être.
jeudi 7 novembre 2024
40. Sommeil et peurs, rêves et anxiété
Le sommeil est indispensable à notre équilibre.
Une étude récente a montré que lorsque nous dormons profondément, cela a pour effet de stabiliser nos émotions.
A l'inverse, une mauvaise nuit peut augmenter de 30% notre anxiété.
A l'inverse, une mauvaise nuit peut augmenter de 30% notre anxiété.
C'est essentiellement le sommeil profond qui apaise notre anxiété car il réorganise certaines connexions du cerveau. Le sommeil profond serait donc un anxiolytique naturel.
Bien au contraire, regarder des clips vidéo perturbants -notamment avant de s'endormir - désactive le cortex préfrontal. Or, quand il fonctionne bien, le cortex préfrontal a une action positive sur l'amygdale.
Quand on ne dort pas assez, on accélère et augmente donc les émotions négatives. Les personnes anxieuses ont souvent des troubles du sommeil. Mais peut-être que ce sont également les troubles du sommeil qui accentuent les troubles anxieux.
D'autre part, il a été démontré que plus une personne ressent de la peur dans ses rêves, moins l'insula, le cortex cingulaire et l'amygdale sont activés lorsqu'elle est confrontée à des images négatives dans la journée. Les rêves constitueraient donc un entraînement à bien vivre des réactions futures et à mieux affronter le danger.
Il nous faut donc bien dormir et rêver pour se sentir émotionnellement équilibré..!
mercredi 9 octobre 2024
39. Utilité et efficacité des ancrages de la PNL en sophrologie (3)
Préparer un patient peu de temps avant l'événement anxiogène
Quand une personne vient rencontrer un sophrologue dans l'urgence (examen, permis ou entretien très proche) certains sophrologues affirment que pour se préparer efficacement à un événement proche, il faut venir au minimum plusieurs mois avant l'échéance et qu'un laps de temps court (quelques semaines ou moins) ne permet pas d'obtenir de bons résultats ou encore que la sophrologie c'est d'abord un entraînement régulier et non une boite à outils, etc.
La PNL n'est pas une thérapie miracle (il n'y en a pas), mais elle offre au sophrologue des techniques simples, rapides et efficaces pour :
- libérer ou retrouver une ressource,
- faciliter une futurisation,
- comprendre l'origine d'une souffrance en remontant le temps, découvrir la genèse d'une difficulté,
- désactiver un événement douloureux voire traumatique.
Avec ces outils, nous pouvons répondre favorablement à une demande 'urgente'.
Les techniques d'ancrage de la PNL sont simples mais pour autant elles nécessitent un timing précis, l'installation d'une bonne alliance (la sophrologie nous y aide), une anamnèse approfondie, une information détaillée sur les mécanismes de l'ancrage et surtout un choix judicieux de l'outil. Car, ce qui peut être obtenu avec un outil PNL ne le sera pas forcément avec un autre.
38. Utilité et efficacité des ancrages de la PNL en sophrologie (2)
Les 4 grandes techniques d'ancrage
1. Créer une ancre
pour se projeter positivement dans un événement anxiogène.
(a) Le sophrologue
demande au patient de déterminer la ressource ou l'état interne
positif dont il aura le plus besoin ce jour là : confiance, calme,
concentration…
(b) Une fois la
ressource définie, on propose au patient de revivre un souvenir au cours duquel
cette ressource ou ce ressenti positif a été vécu.
(c) Le sophrologue
crée alors ancre. Elle va alors se transformer en stimulus et
permettre une futurisation beaucoup plus fluide et efficace.
(d) Dans une
quatrième étape, le sophrologue active l'ancre et guide le patient dans la
futurisation (ou S.A.P) de la situation anxiogène ou stressante. La
ressource est alors ressentie physiquement et émotionnellement par le patient
qui peut très facilement s'imaginer le jour J en toute sérénité grâce à l'état
interne qui génère en lui beaucoup de confiance.
2. La désactivation
d'ancres
Ce deuxième outil
est particulièrement efficace pour aider une personne à se libérer d'un
souvenir d'échec ou de tout autre traumatisme modéré.
Reprenons pour cela
l'exemple de la situation anxiogène.
(a) On demande à la
personne de repenser au souvenir douloureux où elle s'est sentie vraiment en
détresse ou angoissée. Cet événement a pu se dérouler il y a quelques semaines ou
quelques années.
(b) Le sophrologue
ancre cette première situation et avec elle l'émotion négative qui lui est
associée.
(c) Puis il procède
à la création d'une seconde ancre. Celle-ci sera associée à une ressource comme
nous l'avons vu dans le premier exercice.
(d) Enfin, il ne
reste plus qu'à passer à la phase de désactivation. Le souvenir 'négatif'
se transforme alors positivement, il est retraité et modifié notamment sur le
plan émotionnel. Il devient maintenant beaucoup plus facile de se projeter
positivement le jour de l'événement à venir (examen, entretien, conférence…)
car les traces mnésiques négatives laissées par l'événement
traumatique passé ont disparu.
La futurisation en
PNL est appelée pont vers le futur. C'est bien le patient - et non le
sophrologue - qui programme l'événement. Le sophrologue n'est là que pour
assurer le bon déroulement de la technique en posant les ancres au moment
opportun.
3. La dissociation
V/K
Mais dans certains
cas, l'événement vécu il y a quelques semaines ou quelques années, est toujours
perçu comme un traumatisme intense. On utilise alors la technique de
dissociation mieux adaptée à des situations plus douloureuses. La technique est
finalement assez proche de la désactivation d'ancres mais, en aidant le patient
à dissocier les parties visuelle et émotionnelle du souvenir, celui-ci
peut travailler sur des scènes qui ont laissé des traces plus profondes.
Le changement
d'histoire de vie
Enfin, si le patient
vit depuis longtemps une même difficulté récurrente, le changement d'histoire
de vie permet de (re)découvrir la genèse de cette problématique donc de
retrouver des souvenirs - parfois très anciens - en lien avec elle. Ces
souvenirs douloureux et parfois traumatiques seront traités les uns après les
autres, du plus ancien au plus récent, avec un système d'ancrage proche de la
désactivation et de la dissociation V/K. Des symbolisations peuvent être
également proposées ainsi que d'autres techniques de réparation.
Ce qui est
intéressant avec ces techniques, c'est qu'elles s'associent parfaitement aux
A.I.S sophrologiques.
37. Une histoire - vraie - d'effet nocebo
Un homme décide de participer à une étude sur un nouvel antidépresseur.
Un mois plus tard, il se dispute violemment avec son amie.
Il avale alors tout son tube de médicaments antidépresseurs. Mais regrettant son geste, il sort rapidement de chez lui, perd conscience et tombe. Une personne lui vient en aide. Il explique son geste. Elle l'emmène à l'hôpital. Sa pression sanguine est à 80/40 et son pouls à 140. Il dit aux médecins ce qu'il a fait et montre le tube de médicaments vide. Ceux-ci téléphonent immédiatement au laboratoire qui les informe quelques heures plus tard qu'il s'agit d'un placebo. Les médecins avertissent immédiatement le patient. Instantanément, sa somnolence disparait, sa pression et son pouls reviennent à la normale.
Pouvons-nous également créer un état physiologique positif en étant convaincu des bienfaits d'une pratique ?
36. Lâcher-prise et ouverture pour se libérer du négatif VS Le déplacement du négatif
Le Donner - Recevoir
1. Créer une ouverture, un sentiment d'espace
Lorsque nous vivons quelque chose de désagréable, d'inconfortable,
notamment sur le plan émotionnel, il faut inspirer. Inspirer signifie que nous
ne résistons pas à ce qui se présente à nous. Nous inspirons la
souffrance qui se présente à nous, donc nous lâchons prise. Et par
la même occasion, nous prenons conscience que ce que nous vivons, des millions
d'êtres humains le vivent également. Ce qui veut également dire que nous
prenons la responsabilité de ce qui se passe là, en nous. Au lieu de rejeter la
responsabilité de ce que nous vivons d'inconfortable sur autrui.
Pema Chödrön ajoute quelque chose d'extrêmement important. Elle dit que lorsque
nous inspirons une douleur, quelque chose d'intense il faut, juste
avant, créer un vaste sentiment d'espace, d'ouverture. Car même
au cœur de notre douleur, il existe cet espace vaste qu'elle appelle la bodhicitta.
Chaque fois que nous inspirons une souffrance ou quelque chose que nous voulons à tout pris éviter, que nous entrons véritablement avec ce qui nous fait souffrir, cela ouvre notre cœur au lieu de le refermer. Ainsi, nous faisons tout le contraire de ce que notre moi fait spontanément lorsque nous le laissons agir. Il faut donc - pour reprendre les mots de Pema Chödrön - faire d'abord jaillir l'ouverture. Une ouverture faite d'espace, et de silence.
2. Puis, nous nous visualisons en train d'inspirer du sombre, du lourd, du chaud (le négatif) et d'expirer du blanc, du léger et du frais (le positif). Nous pouvons constater que les émotions négatives - lorsque nous les vivons - nous semblent noires, lourdes et chaudes. On imagine que tout cela vient de toutes les directions et entre par les pores de la peau. Ça n'est pas la personne qui nous a ' mise en colère' que nous inspirons mais juste la colère. Nous allons ainsi à l'inverse de la stratégie du moi.
3. Et quand on expire, ce qui sort, c'est du blanc, du léger et de la fraîcheur. On imagine donc que l'on irradie du blanc, du léger et du frais. Pema Chödrön nous demande de permettre à ces sentiments d'occuper beaucoup d'espace. On ventile, on lâche prise, on aère avec cette expiration. C'est en fait entrer en amitié, en bienveillance avec soi-même.
De la même façon, lorsque nous éprouvons un sentiment très positif, une joie intense, un profond relâchement, nous pouvons entrer en contact avec ce sentiment, cette sensation, et, à l'expiration, nous l'envoyons vers les autres, vers l'extérieur afin d'irradier ce positif vers autrui.
Ce court article est une présentation très succincte de l'enseignement bouddhiste tel qu'il est présenté dans les ouvrages de Pema Chödrön et notamment 'La voie commence là où vous êtes' dont je me suis largement inspiré.
Pema Chödrön répète souvent que la pratique commence là où nous en sommes. Pas quand nous saurons bien méditer, pas quand nous aurons des sentiments plus purs, pas quand nous nous sentirons vraiment en paix mais là, aujourd'hui, où nous en sommes.
Si nous éprouvons beaucoup de violence en nous, c'est un magnifique point de départ. Si nous avons le sentiment d'être un moins que rien, c'est également un superbe point de départ.
Entrons en contact avec ce que nous avons l'habitude de juger, de détester et considérons nos passions, nos colères et notre indifférence (nos 'poisons') non pas comme des poisons mais comme un remède et un beau point de départ !
Vous aurez remarqué que la méthode présentée ici diverge complètement d'une des techniques majeures de la sophrologie, le déplacement du négatif.
Devons-nous pour autant remettre en question les techniques sophrologiques qui visent à la réduction du négatif? Bien sûr que non puisqu'elles ont fait leur preuve et que nous constatons leur efficacité sur nous-mêmes et sur nos patients. Les enseignements bouddhistes ne sont pas forcément adaptés à une demande thérapeutique en tout cas sur le court terme. Il ne s'agit donc pas de remettre en question ce qui fonctionne ! Continuons à déplacer le négatif et à inspirer le positif!
Le donner-recevoir- c'est le nom de l'exercice présenté - est un travail intérieur, personnel. Cette pratique bouddhiste puise ses racines dans les enseignements d'acceptation et de compassion; elle dépasse la sphère du moi pour mieux relier les êtres humains par la prise de conscience que la souffrance est universelle.
Caycedo s'est inspiré du Bouddhisme Tibétain pour la création de la relaxation dynamique du 2ème degré et notamment l'action positive.
lundi 7 octobre 2024
35. Alliance thérapeutique
Les sophrologues aiment les protocoles ! Il paraîtrait qu'il en existe de très efficaces pour travailler sur des problématiques difficiles ; tel sophrologue aurait même découvert comment venir à bout du manque de confiance en soi (en 8 séances)…
Mais le secret d'un suivi sophrologique ne réside t-il pas avant tout dans une
bonne relation thérapeutique nommée alliance sophronique?
Quelles seraient alors les constituants essentiels de cette alliance qui conditionne bien souvent la réussite d'un suivi? Si on posait cette question à tous les sophrologues, nous obtiendrions sans doute de nombreuses réponses légèrement différentes les unes des autres mais néanmoins pertinentes.
Le ciment de cette alliance pourrait être un subtil mélange d'attention et de bienveillance (le 5ème principe de la sophrologie).
En effet, sans attention, nous n'écouterons pas vraiment notre
patient ou nous projetterons sur lui ce qui joue dans notre tête.
Sans bienveillance, nous risquerions de n'être que des techniciens.
Pour reprendre le symbole du 'bonhomme chinois', l'attention se situe au niveau du cercle, la bienveillance au niveau de la croix. Il ne manque plus que l'engagement (le carré) pour unifier le tout.
Dans le face à face sophrologique, notre intention peut donc être celle-ci : maintenir une attention bienveillante ou bien instaurer une bienveillance attentive !
vendredi 30 août 2024
34. La foi - dans une méthode par exemple - vient du cœur et jamais de la raison (1)
En 1952, le Dr Albert Mason reçoit un adolescent de 15 ans dont le corps est littéralement couvert de verrues. Ce patient a déjà vu de nombreux médecins qui ont été incapables de le soigner. Un chirurgien a même tenté une greffe de peau.
Le Dr Mason décide alors d'utiliser l'hypnose en commençant par le travail sur un bras. La semaine suivante, le bras du jeune patient est guéri.
Ce médecin décide donc d'aller voir le chirurgien qui a fait la greffe pour lui parler de cette guérison spectaculaire. Mais ce dernier lui dit qu'il vient de faire une erreur médicale car l'enfant ne souffre pas de verrues généralisées mais d'une maladie rare et mortelle, l'ichtyose congénitale.
C'est la première fois qu'un malade guérit de cette maladie. Le Dr Mason poursuit le traitement à base d'hypnose. Son patient guérit complètement; sa vie change et, grâce à ces séances d'hypnose, il vivra une existence normale.
Le Dr Mason reçoit alors d'autres patients atteints de cette maladie aussi rare que mortelle. Mais l'hypnose ne fonctionne plus. En fait, le Dr Mason ne réussira plus jamais à guérir de patients atteints d'ichtyose. Il reconnaitra que ses échecs étaient dus à sa nouvelle croyance car il savait désormais qu'il soignait une maladie grave et non de simples verrues. Lors des séances d'hypnose avec ses nouveaux patients, il était donc totalement conscient qu'il avait à faire à une maladie incurable.
Presque 50 ans plus tard, il avouera qu'il bluffait lorsqu'il prétendait continuer à être optimiste quant au pronostic de la guérison de cette maladie avec son traitement par l'hypnose. Mais dans son for intérieur, il n'y croyait plus.
Tout le monde connait cette citation : "Si quelqu'un dit à cette montagne: Ôte-toi de là et jette-toi dans la mer, et s'il ne doute point en son cœur, mais croit que ce qu'il dit arrive, il le verra s'accomplir."
Au tout début, le Dr Mason ne savait pas qu'il soignait un jeune patient atteint d'une maladie incurable mais il avait foi en l'hypnose pour la guérison des verrues. Donc son patient a guéri… d'une maladie mortelle.
Après avoir pris connaissance du caractère mortel et incurable de la maladie, il n'a plus jamais réussi à soigner de patient atteint d'ichtyose.
mardi 27 août 2024
33. La stratégie du 'comme si' : faire semblant pour développer l'optimisme
Les sophrologues ont commencé à la pratiquer dès les années 1960.
La PNL s'y est intéressée au milieu des années 1970.
L'EMDR l'a reprise à son compte dès la fin des années 1980.
La psychologie positive en a proposé une variante dès les années 1990.
Et plus récemment le Dr Suzanne C. Segerstrom a redécouvert
que :
pour réussir, il faut faire semblant.
C'est la stratégie du 'comme si' de la PNL et de la futurisation en sophro : se voir positivement dans une situation à venir comme si toutes nos ressources - habituellement plutôt absentes dans ces moments- là - étaient belles et bien présentes, modifiant ainsi favorablement notre comportement et notre vécu.
Le Dr Segerstrom a (re)découvert que les personnes optimistes savent construire des ressources existentielles et que, pour devenir optimiste, il faut donc faire semblant. Grâce à la plasticité cérébrale, nous développons de nouveaux circuits qui nous rendent plus heureux.
Le Dr Segerstrom (photo) conseille également - comme Martin Seligman (le créateur de la psychologie positive) - d'écrire tous les jours 3 événements positifs.
Christophe André nous recommande de consigner dans un cahier nos états d'âme négatifs. En les écrivant, ils perdent de leur intensité, nos émotions douloureuses s'apaisent. Et bien sûr il nous encourage également à pratiquer la pleine conscience.
Travail sur le futur (comme si), travail sur le passé (revivre des moments positifs), travail sur le présent (pleine conscience), consigner nos états d'âme négatifs (phéno-description existentielle). Dans ces approches, nous retrouvons les bases de la sophrologie.
32. Wim Hoff, le pouvoir de la respiration… et de la méditation
Wim Hof nait en 1959 aux Pays-Bas. Très vite, il s'intéresse aux yoga-sutras de Patanjali, très ancien et premier texte codifiant le yoga à la Bhagavad Gita (texte fondateur de l'hindouisme). A 20 ans, alors qu'il se promène, il aperçoit un canal qui commence à geler. Il se demande alors ce qui pourrait se passer s'il se jetait dedans. Il se déshabille et plonge dans l'eau. Il vit alors des sensations bienfaisantes, perd la notion du temps et décide de recommencer cette baignade tous les jours.
Il met alors au point une technique respiratoire qui consiste à respirer rapidement un peu comme celle que l'on enseigne aux femmes enceintes. Il apprend aussi à retenir son souffle lorsqu'il est sous la glace.
Mais Wim ne va pas partager ses expériences et, durant 15 années, il les poursuit, seul. Son premier 'élève' sera son propre fils.
Il se fera enfin connaître grâce à un journal hollandais. Wim contacte ce journal car ce dernier publie une série d'articles sur la neige. Il leur fait part des expériences qu'il mène depuis 20 ans. Le journal le filme creusant un trou dans la glace et se plongeant dedans. Pendant le tournage, la glace cède et un homme chute dans l'eau gelée et manque de se noyer. Wim se lance vers lui plonge dans l'eau une seconde fois et le sauve. Tout est filmé par la TV. Il devient connu, célèbre même pour avoir sauvé un homme.
Lors d'un nouveau reportage, par orgueil peut-être, voulant faire plus que ce qu'on lui a demandé, il manque de se noyer.
Il est invité dans des émissions ou sur les plateaux de Discovery ou à National geographic.
Quand il est dans la glace, sa fréquence cardiaque tombe à 35 BPM. Quand il retient sa respiration, l'appareil auquel il est branché le déclare mort ! Lors d'une nouvelle expérience, il est resté 72 mn dans la glace.
Sa pratique ressemble beaucoup à celle du tummo, méditation à laquelle Caycedo a été initié par les moins tibétains au milieu des années 1960.
Il a tenté une ascension de l'Everest en short mais s'est arrêté à 7200 mètres.
Il affirme que c'est grâce à la méditation qu'il a une telle résistance au froid.
La technique respiratoire de Wim Hoff
S'asseoir ou s'allonger confortablement afin de favoriser le relâchement.
1. Prendre conscience de sa respiration et se détendre
2. Réaliser des inspirations complètes et profondes mais confortables (ventre et thorax)
3. Se relâcher lors de l'expiration
(L'inspiration est active, l'expiration passive comme un soupir)
4. Dès que possible, introduire une pause à vides ; elle doit être confortable. Commencer par 2 ou 3 secondes
Réaliser une trentaine de respiration en restant confortable
Effets : bien-être procuré par la libération de dopamine, diminution du stress et de l'anxiété
Pour plus d'informations, taper : TEDxAmsterdam + Wim Hof (Youtube)
31. La protection sophro-liminale
La phase qui suit la lecture du corps est axée sur la respiration. Il s'agit d'approfondir le niveau sophro-liminal et de se placer dans un niveau de conscience favorisant l'activation intra-sophronique qui va suivre. Nous pouvons, par exemple, nous concentrer sur les expirations afin d'obtenir un état sophronique positif où pourront être exclues les pensées négatives ou les rationalisations excessives. On constate alors que cet approfondissement du NSL engendre une détente musculaire plus profonde.
La protection sophro-liminale est une intériorisation orientée vers le souffle qui produit un apaisement important et lutte ainsi contre les états émotionnels inconfortables.
1) Après la lecture du corps, nous allons donc diriger notre attention vers le ventre afin d'y percevoir la présence de notre souffle. Simplement apprécier la sensation naturelle de l'inspire et de l'expire, suivre les mouvements doux de l'abdomen, sans interférer. Juste rester dans une observation tranquille.
2) Puis, nous allons faire remonter notre attention vers le plexus solaire afin, là aussi, d'y percevoir la présence de la respiration. Sentir un mouvement agréable, régulier, paisible. Se laisser presque bercer par ce rythme qui nous repose et nous reconnecte à ce qu'il y a de plus positif.
3) Dans la 3ème phase, nous prenons conscience de la sensation respiratoire au niveau thoracique. On se concentre sur un point du thorax afin de sentir le thorax aller et venir en rythme, sans effort. Nous percevrons peut-être que la respiration se régularise, s'équilibre, que les inspires et les expires sont à peu près d'égale durée. Rester centré sur ce calme qui nous aide à obtenir un plus grand apaisement tout est demeurant vigilant
4) Enfin, nous prenons conscience du souffle de façon plus globale et nous évoquons, à chaque expiration, un mot ou une phrase exprimant un projet ou simplement un souhait. Nous le ou la laissons se placer sur l'expire. Et nous continuons ainsi durant une à trois minutes (SRS).
A chaque étape de la protection sophro-liminale, le terpnos logos doit être particulièrement positif évoquant le bien être, la tranquillité ou l'harmonie. Il sera bien sûr choisi en fonction de la demande ou du besoin exprimé par le patient.
5) Vers la fin de l'évocation du mot ou de la phrase, un signe-signal peut être rajouté. La SRS constitue déjà en elle-même un signe signal mais un geste signal est un plus. Le sophrologue précise à ce moment que le mot, la phrase et/ou le geste vont pouvoir être utilisé(s) dans les étapes de la vie quotidienne où cela s'avère nécessaire.
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