Freud repère une instance de censure qu'il
décrit comme voix de la conscience
morale, d'agent critique, d'interdiction et d'observation
et qu'il nommera le Surmoi. Cette instance,
inconsciente pour une large part, va intervenir là où
se rencontrent et se mêlent satisfaction et punition. Elle
constitue une sorte d'autorité
intériorisée.
De par une longue période de dépendance
envers ses parents, l’individu voit se former le
surmoi.
Il est issu de la personnalité des parents
qui agit sur l’enfant.
Il résulte de l’influence des
traditions familiales, raciales, nationales, de l’exigence du
milieu social immédiat, des successeurs des parents ou leurs
substituts: éducateurs, instituteurs.
Il est donc le prolongement de l’influence
parentale et donc le résidu de
l’éducation.
Le moi est obligé de tenir compte de cette
instance.
Il refrène les
satisfactions.
Il représente le rôle du passé,
la tradition.
Le surmoi donne une tension, une
culpabilité, une angoisse et une rigidité
intérieure qui aboutissent souvent à la
névrose dont les symptômes peuvent
être autant physiques que
psychiques.
Plus le surmoi est inconscient et plus il risque de devenir pathologique.
Plus le surmoi est inconscient et plus il risque de devenir pathologique.
Le ça face au
surmoi
Nous avons vu que le ça
désignait les forces instinctuelles de
notre l'inconscient (libido, instinct de mort, agressivité).
Le ça existe dès la naissance et
constitue le fond dynamique de notre personnalité.
Le fond commun
à toute
l’humanité?
Nous avons vu également que le
ça n'obéissait qu'au
«principe de plaisir»,
c'est-à-dire qu'il vise à satisfaire les pulsions par
la voie la plus directe. Mais aucune société ne
saurait laisser libre cours à ces pulsions; toutes leur
opposent une série d'interdits, dont les
plus nombreux frappent la sexualité et
l'agressivité.
Dans la toute petite enfance, les pulsions
s'expriment librement, puis elles se heurtent à ces
interdits. Lorsque l'enfant a intériorisé ceux-ci,
c'est-à-dire lorsqu'il les respecte de lui-même, on
dit que son surmoi est formé.
Le surmoi est donc le juge et le
censeur du moi, la «grosse voix
intérieure».
Les opinions
varient sur l'époque de cette formation. Pour Freud, le
surmoi se constitue lors de la liquidation de l'œdipe, entre
trois et six ans. Pour d'autres (Mélanie Klein), il existe
bien plus tôt. La manière dont il se forme est
déterminante pour toute la vie ultérieure de
l'individu. Le surmoi exerce sa juridiction sur le moi aux niveaux
de la conscience et de l'inconscient.
Soulignons enfin que le surmoi n'a pas seulement
des aspects répressifs, mais qu'il propose constamment au
moi des idéaux, des modèles culturels et moraux. Il
devient alors le moi idéal ou idéal du
moi.

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