Thierry Loussouarn

dimanche 7 février 2016

12. Le Ça, les pulsions, l'Eros, la pulsion de desctruction

Dans la 2ème topique; le ça (mouvement pulsionnel) est en très grande partie inconscient. En effet, la perception de nos propres pulsions n’est pas tout à fait évidente.

L’inconscient (le ça ) , c’est notre acquis personnel issu de toutes les expériences vécues dans le milieu dans lequel nous avons évolué. C’est une grande force à l’intérieur de nous-même.

La ça est l’instance psychique, la plus ancienne, la plus inaccessible. Elle est inconsciente. C’est là que l’on rencontre les pulsions de vie et de mort. On y trouve les tendances héréditaires, tout ce que l’être apporte en naissant, les déterminations innées, le passé organique et ce qui provient du refoulement, le refoulé.

La puissance du ça tend à satisfaire les besoins innés de l’individu


Les pulsions
Elles représentent les exigences d’ordre somatique.
Elles sont conservatrices
A l’origine, tout était ça. le moi s’est développé à partir du ça, sous l’influence du monde extérieur.


L’Éros
- pulsion de conservation de soi et de l’espèce
- amour du moi et amour d’objet
- pulsion de conservation
- la libido, c’est toute l’énergie disponible de l’Éros


La pulsion de destruction
Après 1920, Freud se ralliera à l'hypothèse selon laquelle il existerait une pulsion destructrice autonome qu'il nommera l'instinct de mort.

- pulsion de destruction, de mort

- pulsion muette jusqu’au moment où elle se tourne vers l’extérieur grâce au système musculaire

- avec l’instauration du surmoi, l’énergie de la pulsion de destruction se fixe à l’intérieur du moi et y agit sur un mode auto-destructif

- refréner son agressivité est souvent malsain et pathogène: l’agression se retourne contre l’individu lui-même

- pour Freud l’individu meurt de ses conflits internes alors que l’espèce meurt après une lutte contre le monde extérieur



Les principes de plaisir (ça) et de réalité (surmoi)

Le ça n'obéit qu'au «principe de plaisir», c'est-à-dire qu'il vise à satisfaire les pulsions par la voie la plus directe.

La psychanalyse freudienne renouvelle et enrichit la conception du plaisir, centrant son étude sur le plus méconnu: le plaisir sexuel.

Généralisant les vues précédentes, Freud a été amené à faire de la recherche du plaisir sous toutes ses formes, qu'il désigne sous le nom de principe de plaisir, l'un des deux principes fondamentaux qui régissent la vie humaine. Le principe de plaisir exige la satisfaction, par les voies les plus courtes, de toutes les pulsions conscientes ou inconscientes du psychisme humain. C’est une loi importante en thérapie:

tout individu recherche avant tout son plaisir donc son équilibre, son bien-être.

On voit ça chez l’enfant qui en se laissant aller à ses instincts, cherche à assurer sa vie, à avoir le plus de bien être possible et ce immédiatement.

Mais il se heurte très tôt à un principe antagoniste, le principe de réalité, qui impose la renonciation au plaisir à cause des conséquences fâcheuses qui en résulteraient pour l'individu, du fait des interdits socioculturels

L'activité psychique, dans son ensemble, a pour but d'éviter le déplaisir et de procurer le plaisir.

Le principe de réalité, régulateur du fonctionnement psychique, apparaît secondairement comme modification du principe de plaisir, qui règne d'abord en maître.

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