Chez Jung, l’inconscient collectif contient
des images ancestrales, des archétypes qui sommeillent en
nous.
“ La
nature humaine possède à titre inaliénable un
coté obscur, qui se retrouve non seulement dans
l’homme, mais aussi dans ses oeuvres, dans ses institutions,
dans ses convictions. Même nos visions les plus pures et nos
conceptions les plus sacrées reposent sur des assises
obscures...” La réaction d’horreur
soulevée par les interprétations Freudiennes tient
uniquement à notre naïveté barbare et enfantine,
qui ignore encore que rien de haut ne s’est bâti sans
fondations profondes et que l’expression “les
extrêmes se touchent” fait vraiment partie des
vérités définitives... L’inconscient
n’est rien d’autre que le réceptacle de toutes
les turpitudes ténébreuses et nauséabondes de
la nature humaine, y compris les sédiments de la fange
préhistorique, on ne voit vraiment pas pourquoi on
s’attarderait plus que de raison dans le voisinage de ce
marécage qui a menacé de vous enliser...
L’inconscient ne renferme pas seulement des complexes
naguère conscients, devenus inconscients par refoulement; il
recèle aussi des contenus qui lui sont propres et qui,
s’élevant des profondeurs inconnues, atteignent
progressivement à la conscience...” Jung
Jung fait appel à la notion
d’ombre. L’ombre
comporte nos défauts (notamment
ceux que nous ne voulons pas voir), nos traits de
caractères (notamment ceux dont nous n’avons
pas conscience).
Selon Jean-Jacques CrèveCoeur, 3 lois
régissent ce phénomène de
l’ombre.
- loi de la résonance. Lorsque
quelqu’un manifeste un comportement proche de l’un de
nous, cela nous fait entrer en résonance. Résonance
agréable si le trait de caractère est valorisant.
Résonance ou réaction négative, rejet ou
intolérance si
le trait de caractère ou le défaut n’est pas
acceptée (il n’est pas accepté puisqu’il
est dans l’ombre). Donc, voir nos ombres manifestées
sur quelqu’un d’autre nous amène à les
rejeter violemment: nous ne sommes pas conscient de ce qui se
joue.
La résonance est particulièrement
intéressante car elle me donne l’occasion de prendre
conscience de mes ombres. Il suffit de repérer nos
réactions vis à vis des personnes que nous
rencontrons.
- loi d’aggravation. Plus
fort on cherche à refouler un défaut, plus on
contribue à renforcer sa présence.
- loi de la manifestation. Plus nous
rejetons nos ombres, plus elles se manifestent dans notre vie,
à notre insu.
Quand des politiques, des médecins
expliquent que la psychothérapie peut constituer un danger
pour les usagers et parlent alors de risques sectaires, de
manipulation ou d’exploitation ces notions entre en
résonance avec leur propre coté sectaire ou
manipulateur. Et comme on peut trouver quelques cas de
psychothérapeutes dangereux cela a pour effet de
réveiller l’ombre de ces politiques.
Jung explique que lorsque nous rejetons un trait de
caractère, un comportement, nous bloquons
l’énergie qui y est associée. Cette
énergie passe dans l’inconscient. Le comportement ou
le trait de caractère devient donc une ombre. Au fil des
refoulements, des rejets, nos ombres deviennent de plus en plus
importantes donc l’énergie bloquée est, elle
aussi, importante. Jung nous propose alors une transmutation alchimique de nos
ombres. Celle-ci aura pour objectif de libérer
l’énergie. Cette alchimie a 4 étapes
très proches les unes des autres:
1) Reconnaître nos
ombres, reconnaître par exemple, que nous avons
tendance à avoir une emprise sur les autres ou à
vouloir les manipuler.
2) Accepter sans jugement et
avec bienveillance leur présence: elles font partie de nous.
Elles ont certainement été utiles à notre vie
vie.
3) L’acceptation doit aboutir à
aimer nos
ombres.
4) Enfin, il s’agit de parvenir à
accepter de
façon inconditionnelle d’avoir pu à un
moment bloquer l’énergie et transformer en ombre des
qualités neutres au départ.

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