Le schéma corporel : terme créé par le neuropsychiatre viennois
Paul Ferdinand Schilder en 1923 pour désigner l'image,
la représentation tridimensionnelle que chacun a de son
propre corps, immobile ou en mouvement dans l'espace, ainsi que de
la posture des différentes parties du corps les unes par
rapport aux autres.
Cette image résulte de l'intégration de
données perceptives (visuelles, tactiles, auditives,
kinesthésiques) fournies par les informations sensorielles
et posturales.
Les recherches sur le développement de l'enfant
ont permis de dégager les grandes étapes de
l'acquisition du schéma corporel. On sait qu'elles suivent
la maturation neurologique de l'enfant.
Au départ il y a une indifférenciation
entre le corps de l'enfant et le monde
extérieur.
Très vite des formes primitives de schéma
corporel se manifestent par les interactions entre les
systèmes sensoriels. L'enfant, en portant les objets
à sa bouche, fait progressivement la différence entre
les informations venant de son propre corps (proprioceptives) et
celles venant de l'extérieur
(extéroceptives).
Avec l'acquisition du déplacement autonome et de
la station debout, le schéma corporel se modifie par la
représentation du corps dans l'espace.
Le langage va donner au schéma corporel sa
dimension symbolique en prenant en compte l'existence du corps
d'autrui.
Il faut souligner la différence établie par
la psychanalyse entre schéma corporel et image du
corps.
Le schéma corporel concerne le corps réel,
et sera sensiblement le même pour tous les individus d'un
âge donné.
En revanche l'image du corps, telle que l'a décrite la psychanalyste Françoise Dolto, est inconsciente et spécifique pour chacun de nous. Elle est liée à l'histoire singulière affective et émotionnelle, notamment à la relation mère/enfant. Elle s'élabore en réponse aux stimulations sensorielles et affectives prodiguées par la mère dans un juste équilibre avec les demandes de l'enfant.

Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire