Thierry Loussouarn

mardi 27 août 2024

31. La protection sophro-liminale

La phase qui suit la lecture du corps est axée sur la respiration. Il s'agit d'approfondir le niveau sophro-liminal et de se placer dans un niveau de conscience favorisant l'activation intra-sophronique qui va suivre. Nous pouvons, par exemple, nous concentrer sur les expirations afin d'obtenir un état sophronique positif où pourront être exclues les pensées négatives ou les rationalisations excessives. On constate alors que cet approfondissement du NSL engendre une détente musculaire plus profonde.

La protection sophro-liminale est une intériorisation orientée vers le souffle qui produit un apaisement important et lutte ainsi contre les états émotionnels inconfortables.
1) Après la lecture du corps, nous allons donc diriger notre attention vers le ventre afin d'y percevoir la présence de notre souffle. Simplement apprécier la sensation naturelle de l'inspire et de l'expire, suivre les mouvements doux de l'abdomen, sans interférer. Juste rester dans une observation tranquille.
2) Puis, nous allons faire remonter notre attention vers le plexus solaire afin, là aussi, d'y percevoir la présence de la respiration. Sentir un mouvement agréable, régulier, paisible. Se laisser presque bercer par ce rythme qui nous repose et nous reconnecte à ce qu'il y a de plus positif.
3) Dans la 3ème phase, nous prenons conscience de la sensation respiratoire au niveau thoracique. On se concentre sur un point du thorax afin de sentir le thorax aller et venir en rythme, sans effort. Nous percevrons peut-être que la respiration se régularise, s'équilibre, que les inspires et les expires sont à peu près d'égale durée. Rester centré sur ce calme qui nous aide à obtenir un plus grand apaisement tout est demeurant vigilant
4) Enfin, nous prenons conscience du souffle de façon plus globale et nous évoquons, à chaque expiration, un mot ou une phrase exprimant un projet ou simplement un souhait. Nous le ou la laissons se placer sur l'expire. Et nous continuons ainsi durant une à trois minutes (SRS).
A chaque étape de la protection sophro-liminale, le terpnos logos doit être particulièrement positif évoquant le bien être, la tranquillité ou l'harmonie. Il sera bien sûr choisi en fonction de la demande ou du besoin exprimé par le patient.
5) Vers la fin de l'évocation du mot ou de la phrase, un signe-signal peut être rajouté. La SRS constitue déjà en elle-même un signe signal mais un geste signal est un plus. Le sophrologue précise à ce moment que le mot, la phrase et/ou le geste vont pouvoir être utilisé(s) dans les étapes de la vie quotidienne où cela s'avère nécessaire.

30. Similitudes entre sophrologie et PNL : le signe-signal et la SRS

En sophrologie, nous utilisons une technique proche de l'ancrage de la PNL, le signe-signal. C'est une A.I.S très appréciée et efficace. Elle s'appuie sur un stimulus (joindre les 3 doigts d'une main par exemple) à un état interne (le relâchement, la tranquillité ou tout autre état interne positif vécu durant la séance). Lorsqu'un signe-signal positif a été créé, il peut être activé chez soi ou au travail chaque fois qu'une situation un peu stressante se présente. Son activation génère un état très proche de ce que la personne a pu vivre en séance. C'est une technique qui rend très vite la personne autonome et lui redonne confiance en elle.

On pourrait également parler de la sophro-respiration synchroniqueoù l'on associe un mot (évoqué mentalement à chaque expiration) aux phénomènes vécus durant la séance. Plus nous répétons cet exercice, plus le mot s'imprègne de notre état interne. Assez vite, nous pourrons utiliser cette technique, au quotidien, dès que nous ressentirons le besoin de retrouver la sérénité.

29. Utilité et efficacité des ancrages de la PNL en sophrologie (1)

Présentation

La PNL est née au milieu des années 1970. Elle a été créée par deux américains, John Grinder et Richard Bandler. Et depuis 40 ans, de très nombreuses techniques ont été développées par ces deux chercheurs ainsi que par de nombreux autres pnlistes de renom.
Mais, pour le sophrologue, les plus intéressantes sont celles qui s'appuient sur l'ancrage, processus thérapeutique imaginé par Milton Erickson (il n'a rien à voir avec l'ancrage au sol que l'on pratique en sophrologie appelé également enracinement).
L'ancre, en PNL, est un stimulus que l'on associe à un état interne (sensation, émotion ou sentiment). Il est donc de nature Pavlovienne.
Pavlov a été le premier à découvrir le stimulus-réponse. Les expériences que lui-même ou d'autres biologistes ont menées à partir des années 1920 sont passionnantes. La plus célèbre est celle où il donne à manger à un chien et, quand la nourriture lui est distribuée, il fait retentir une cloche. Après avoir recommencé l'opération une vingtaine de fois, il suffit alors de faire retentir la cloche pour que le chien salive. Le stimulus externe (la cloche) déclenche donc automatiquement et rapidement un état interne (la salivation).
L'ancre en PNL s'appuie sur ce même principe étant entendu bien sûr que le patient est conscient du processus puisque le sophrologue lui en a expliqué le déroulé lors du dialogue pré-sophronique.
(à suivre)

27. Une séance de sophro-analyse est vécue en position allongée.

En parlant d'une difficulté ou du problème qui l'amène à consulter, le patient se connecte d'abord à une situation récente ; celle-ci va, par association libre, le conduire vers des événements de plus en plus anciens.

Et ainsi faire émerger un trauma souvent oublié ou refoulé partiellement ou totalement.

En le revivant et en laissant l'émotion s'exprimer, il va ainsi libérer une énergie nouvelle qui lui permettra de dépasser sa difficulté actuelle.

C'est l'hypermnésie qui rend possible ce cheminement vers le passé. Il s'agit d'affaiblir l'inconscient pour renforcer le conscient.


26. Quels sont les comportements qui favorisent le ressenti de bonheur ?

- le goût pour la nouveauté (dopamine)

- la tendance à fuir le danger(sérotonine),
- la capacité à adopter un état d'esprit plus positif; ce qui va modifier notre génome.
l'activité physique; le sport a un effet sur le bien-être
l'imagination : imaginer un événement heureux, qu'il soit passé ou futur, fait fonctionner les mêmes zones du cerveau que lorsque l'on est heureux. La capacité à se projeter positivement dans le futur est une des clés du bonheur. Le bonheur serait, entre autres, l'état dans lequel on se trouve quand on se réjouit à l'avance de quelque chose que l'on va vivre. Ce qui active l'hippocampe qui puise alors dans nos souvenirs et les réactive.
- Le flow. Ce concept de la psychologie positive est la capacité à concentrer son attention sur une action en cours, donc en effaçant l'environnement, les pensées.
l'installation d'un état de sérénité dans notre corps car il conditionne celui de l'esprit (et vice versa). Une séance de relaxation produit de l'ocytocine, ce qui augmente l'empathie, l'attachement aux autres. Mais l'ocytocine est également secrétée quand nous sommes empathiques ou reliés affectivement aux autres. L'ocytocine réduit le stress. Elle est produite lorsque nous recevons un massage, suivons un cours de yoga… Chez les femmes, elle apparait au moment de l'accouchement et de l'allaitement. Pour les deux sexes, elle est secrétée au moment de l'orgasme.
- nos relations sociales; plus on vit isolé moins nous sommes heureux (c'est vrai pour la majorité d'entre nous)
- la méditation augmente la masse de matière grise dans le precuneus. Les scientifiques nous disent que lorsque l'on est heureux, le precuneus contient plus de neurones. Il s'active.

25. La respiration tonique pour les nerfs

(Exercice inspiré d'une technique respiratoire présentée dans le livre du Docteur Aldo Saponaro, 'Santé et jeunesse avec le yoga', 1974)

Cet exercice rappelle celui du 'coup de poing ou geste karaté' proposé en sophrologie.
- En position debout, les pieds à l'écartement du bassin, nous commençons par réaliser une respiration complète.
- Puis, en inspirant lentement, nous élevons les bras vers l'avant (paumes vers le ciel) jusqu'à la position horizontale. Quand ils parviennent à cette position, les poings se ferment.
- En suspension de souffle, nous plions et déplions vigoureusement les bras 3 fois (ou plus mais sans forcer).
- Expiration, nous laissons retomber les bras le long du corps.
- Nous laissons alors venir une inspiration profonde, confortable…
- Et sur l'expiration, nous la tête puis le buste se penchent vers le sol, progressivement et doucement; le dos s'arrondit…
Il faut penser alors à fléchir les genoux si on a le dos fragile. Cette deuxième partie est très relaxante.
- Dans cette position, nous pouvons sentir la nuque, les épaules, les bras et le dos se relâcher. Faire quelques respirations…
- Enfin, nous nous relevons en empilant d'abord les vertèbres lombaires, puis les dorsales et en dernier nous remontons la tête (le menton s'éloigne du sternum à ce moment-là)…
L'auteur recommande cet exercice pour acquérir une meilleure résistance du système nerveux et pour développer la volonté. Il serait également efficace pour lutter contre les tics et améliorer l'équilibre.
A déconseiller aux personnes souffrant de problèmes cardiaques ou respiratoires importants.
Aldo Saponaro explique que lorsque nous déplions les bras (pendant la suspension de souffle à pleins), nous devons le faire comme si une force s'y opposait.
La photo illustre approximativement la position finale.

24. Concrètement, que pouvons-nous faire pour être plus heureux ?

- imaginer des moments passés et futurs positifs

- et, plus généralement, avoir un état d'esprit positif
développer des sensations corporelles positives et en prendre conscience,
- faire du bien à son corps
ne pas s'attacher aux pensées négatives,ne pas les écouter sauf, bien sûr, lorsqu'elles nous alertent sur un danger réel
apaiser son rythme cardiaque
- augmenter la confiance en soi
diminuer le cortisol, une des hormones du stress

23. CONVICTION, EFFET PLACEBO ET FOI

Un célèbre médecin, Steward Wolf, avait pour patient un homme ayant des troubles asthmatiques importants.

Pour le soigner, il s'adressa à un laboratoire afin d'obtenir un nouveau médicament dont l'efficacité était de plus en plus reconnue. Il commanda donc ce médicament et le prescrit à son patient asthmatique. L'état de celui-ci s'améliora rapidement. Mais Steward Wolf se mit à penser que, peut-être, s'agissait-il d'un effet placebo, d'un impact psychologique. Donc, il commanda un nouveau médicament - un placebo cette fois - et le prescrit à son patient mais sans l'informer qu'il prenait un placebo. Le patient rechuta rapidement. Le médecin recommanda le premier médicament qui avait montré son efficacité. L'état du patient s'améliora à nouveau. Il recommença l'opération plusieurs fois mais, à chaque fois, l'état de son patient s'améliorait avec le 1er médicament et se dégradait avec le second. Convaincu de l'intérêt du 1er traitement, il contacta le laboratoire et l'informa de l'efficacité de ce médicament antiasthmatique. Il apprit alors que, dans les deux cas, il s'agissait d'un placebo.
C'était donc sa propre conviction de l'efficacité du 1er médicament qui l'avait rendu thérapeutique !
Le sophrologue doit-il être convaincu de l'efficacité de la sophrologie et plus spécifiquement des exercices qu'il propose à ses patients ?
La foi - qui peut déplacer les montagnes ! - est-elle au cœur de notre pratique ?

22. Richard Gere

 "Il existe un exercice puissant, assez simple, que j'ai commencé à utiliser il y a de nombreuses années.

Lorsque sur mon chemin, je rencontre soit une personne ou un animal ou même un insecte, la première pensée qui me vient est: «Je vous souhaite le bonheur", " Je te souhaite du bonheur."

Cette pensée change complètement ce qui se passe entre vous et cette personne.

Je dis cela par expérience personnelle.

C'est une pensée très aidante qui nous enseigne de ne pas laisser les émotions négatives dominer.

Vous avez alors l'opportunité de créer un espace autour de vous.

C'est parfois très difficile quand vous rencontrez un ennemi, quand vous vous trouvez face à une situation difficile, inattendue ou grave.

Voyez alors comment l'émotion négative apparait, et avant qu'elle ne vous envahisse, vous avez le temps de la changer ... Convertissez l'émotion négative ! Transformez-la en amour.

"Je te souhaite du bonheur !"

Essayez et vous verrez tout ce qui va changer dans votre vie. "

Richard Gere

Ce texte vient nous rappeler que notre cerveau a un fonctionnement négatif par défaut et qu'une attitude mentale positive est au cœur de notre pratique !

 

21. Mobilisations dynamiques de la nuque pour le 3ème degré

Voici une variante du 'oui' et du 'non' à pratiquer lors du 3ème degré. L'exercice peut être réalisé juste avant la SDB, l'AIS ou la méditation.

1. Assis, se positionner sur le bord de la chaise afin de bien allonger le dos.
Expirer lentement et profondément…
Sur l'inspiration, étirer le dos tout en faisant remonter l'attention depuis la base de la colonne vertébrale jusqu'en haut du dos.
Sur l'expiration, allonger la nuque en poussant le sommet du crâne vers le ciel.
Sur une nouvelle inspiration, étirer le menton vers le haut. Suspension de souffle…
Sur l'expiration ramener la tête à sa position initiale. Courte suspension de souffle…
Sur l'inspiration, diriger le menton vers le sternum. Suspension de souffle…
Sur l'expiration, ramener la tête.
Récupération et appréciation des sensations…
A réaliser 3 fois.
Durant les phases actives, rechercher une pleine conscience des mouvements.
Cet exercice est une bonne introduction à la phase méditative.

20. Atteindre le bonheur parfait !

Lors d'un congrès de l'association psychologique américaine, la psychologue Lisa Damour, expliquait que stress anxiété étaient inévitables.

Il est normal d'être stressé lorsqu'une échéance importante arrive. Le stress nous informe alors de la nécessité de nous préparer à cet événement. Mais le stress est toxique quand il devient chronique.

L'anxiété est aussi un système d'alarme utile et protecteur. Mais l'anxiété est malsaine quand on s'inquiète pour des petits riens.

Lisa Damour nous conseille de faire très attention aux injonctions des industries du bonheur, aux conseils de toutes ces entreprises qui promettent d'être heureux et calme tout le temps.

Se fixer un idéal de bonheur très élevé est en fait très dangereux, ne serait-ce que parce que c'est irréalisable. Si on maintient un tel objectif - et qu'on ne l'atteint pas - cela diminue l'estime de soi.

Et l'on s'éloigne encore plus du bonheur !

Grâce aux neurosciences, on sait également que l'anxiété agit sur les surrénales (hormones du stress) et que, lorsque l'on est stressé, cela génère de l'anxiété. Il faut donc parvenir à sortir de ce cercle vicieux.

 


19. Exercice dynamique : la torsion en position assise (Micheline Etevenon)


- En position assise, les pieds à l'écartement des hanches, détachez le dos du dossier de la chaise afin de mieux allonger la colonne vertébrale
- Placez les mains superposées sur le genou gauche, la main gauche posée sur la main droite.
- En inspirant, soulevez le bras gauche vers l'avant jusqu'à l'horizontale.
- Sur l'expiration, dirigez le bras gauche vers la gauche et peut-être même - sans forcer - vers l'arrière (voir dessin). Dans le même temps, tournez également la tête vers la gauche.
- Suspension de souffle à vide, conscience du corps tout entier.
- Inspirez pour revenir au centre, le bras gauche à l'horizontale, pointé vers l'avant.
- Expirez en ramenant la main gauche sur la main droite, elle-même posée sur le genou gauche.
- Temps de récupération, main gauche sur genou gauche, main droite sur genou droit.
- Faire l'exercice de l'autre côté.
Exercice très intéressant pour le dos (relâchement des tensions), pour la colonne vertébrale (assouplissement) et pour l'expansion de la cage thoracique qui favorise une bonne respiration. Pour bien respirer, notre cage thoracique doit être souple.
Variante
Possibilité de garder la torsion durant 3 respirations. Durant la torsion, sentez alors que vous respirez avec la partie gauche des poumons (quand il y a torsion à gauche).
Certains pourront, à chaque expiration, augmenter très légèrement la torsion.
Intention
Créer un sentiment d'ouverture

18. Image positive VS image perturbante


Francine Shapiro - créatrice de l'EMDR - nous propose cet exercice: visualiser un souvenir positif pour atténuer une image ou un souvenir perturbant. Il s'agit d'éprouver des sensations et des sentiments positifs tout en repensant à une image douloureuse afin d'atténuer cette dernière. Cet exercice est proche de la S.C.S.

1. Choisissez une image très positive, un souvenir qui procure un sentiment de bien-être, d'apaisement ou de sécurité.

2. Visualisez de façon détaillée cette image, ce souvenir : couleurs, sons et peut-être les parfums.

3. Observez alors les sensations et les sentiments positifs qui émergent. Peut-être une respiration différente..?

4. Laissez venir un mot qui traduit ce sentiment ou cette sensation (tranquillité, calme…) ou qui définit le lieu : jardin, rivière… Et évoquez ce mot intérieurement (1 minute pour cette phase).

5. Ouvrez les yeux quelques instants et observez le changement de l'état interne.

Reprenez 5 fois ce processus avec la même image ou le même souvenir.

6. Alors que vous êtes imprégné du 'positif' de l'image précédente, pensez à un événement récent perturbant et observez comment cet événement - lorsque vous y repensez - agit sur votre corps, votre souffle, vos sentiments… Ne restez pas longtemps dans cette étape.

7. Dès que l'image négative a commencé à générer un début de mal-être, visualisez l'image positive (souvenir par exemple) tout en évoquant le mot intérieurement. Imprégnez-vous de l'image positive et observer, au second plan, l'image négative.

Pour une meilleure efficacité, refaites les étapes 1 à 5 une fois par jour. Ainsi image et mot resteront chargés de positif.

17. LES VALEURS EN SOPHROLOGIE

Le Dr Alfonso Caycedo a dit un jour que l'on ne pouvait éternellement rester tourné vers un mur. Il faisait référence alors à la pratique de la méditation du 3ème degré inspiré du ZAZEN qu'il avait découverte au Japon (dans l'école soto, le pratiquant médite en position assise, face au mur).

Il décida de créer le 4ème DEGRE afin de mettre l'accent sur les VALEURS de l'être.

QUELQUES REFLEXIONS

Bien que nos temps d'introspection soient parfois limités, certaines questions peuvent être utiles.

- Quelle est la valeur la plus importante pour moi ?

- Comment puis-je la mettre en pratique concrètement dans mon quotidien et bien sûr durant la séance de sophrologie ?

- Quels sont les obstacles à sa mise en pratique ?

- Comment contourner ces obstacles ?

- Comment être conscient du non respect de cette valeur ?

En trouvant les réponses à ces questions, nous pourrons sans doute vivre un peu plus en paix, avec nous-mêmes et avec les autres.

En trouvant les réponses à ces questions, nous pourrons définir de nouvelles intentions à nos séances, à nos pratiques.

En respectant nos valeurs, nous nous éloignerons du stress.

Et nous pourrons mettre en place des pensées positives qui remplacerons peu à peu les pensées négatives par défaut qui nous font souffrir et bloquent l'accès aux états de sérénité que l'enseignement de la sophrologie nous promet.

Bonne pratique!

 


16. ADOPTER UN REGARD POSITIF POUR TRANSFORMER NOTRE CERVEAU


Rick Hanson, un neuropsychologue américain nous explique que notre esprit prend la forme de l'objet vers lequel notre attention se porte. C'est également ce que la sophrologie affirme.
En termes scientifiques, cela signifie que notre CERVEAU prend la forme de l'objet vers lequel notre esprit dirige son attention.
Donc, si nous nous concentrons sur l'angoisse, la colère, l'autocritique et plus généralement sur ce qui ne va pas en nous et autour de nous, notre cerveau développe des structures de neurones d'angoisse, d'autocritique, de souffrance…
Matthieu Ricard exprimait à peu près la même chose dans un de ses ouvrages quand il nous disait que nous devons VOIR LA VIE EN OR.

dimanche 7 février 2016

13. UN ACTE MANQUÉ

L'acte manqué est un acte par lequel un sujet substitue malgré lui à une intention explicitement visée une action ou une conduite totalement imprévue. Ce terme ne désigne pas l'ensemble des ratés de la parole, de la mémoire ou de l'action, mais les conduites que le sujet réussit habituellement, et dont il tente d'attribuer l'échec à une inattention ou au hasard.

 

Les actes manqués sont, comme les symptômes, des formations de compromis, entre l'intention consciente du sujet et le refoulé. Freud souligne que de tels actes interviennent toujours dans un échange entre deux personnes: Les actes manqués se présentent sous la forme de lapsus, fausse lecture ou fausse audition, oubli, fait d'égarer un objet, pertes, erreurs, etc.

 

Freud les intègre radicalement au fonctionnement psychique: il nous apprend qu'ils ont un sens, et que ce sont des «actes psychiques»! Il nous indique aussi que l'acte prétendument manqué est en fait, sur un autre plan, un acte «réussi», car le désir inconscient s'y révèle d'une façon souvent très manifeste. Il signifie précisément à celui qui en est l'auteur ce dont il ne veut rien savoir.

 

Exemple de lapsus: A la fin d’une séance, je fais remarquer à un patient que sa séance à porté sur des souvenirs anodins, et même agréables loin des vécus de la précédente séance. Je lui explique la nécessité de tout exprimer ce qui lui passe par la tête. Il me répond alors: “J’aimerais qu’il y ait un bip rouge qui m’avertisse quand je laisse aller mon inconscient.” Je lui fais alors remarquer qu’il voudrait en fait que son inconscient le prévienne quand un matériau intéressant surgit. Il mettra un certain temps à comprendre son lapsus et finira par dire que ce qu’il voulait vraiment dire, c’est: “J’aimerai qu’il y ait un bip rouge qui m’avertisse quand je contrôle.”

 

L'acte manqué est donc l'expression d'un désir inconscient du sujet qui se réalise malgré lui, ce qui suppose, nous dit Freud, l'intervention nécessaire et préalable du refoulement. L'acte manqué trouve alors son origine dans la rencontre de deux intentions différentes:
- le désir inconscient refoulé
- l'intention consciente.

 

Ainsi, perdre un objet peut signifier qu'on n'y tient plus ou bien qu'on ne tient plus à celui qui l'a donné, ce qui implique l'idée soit d'une perte volontaire, soit d'un sacrifice volontaire.

 

De même, l'oubli d'un mot n'est pas nécessairement provoqué par le rappel d'une situation déplaisante, mais peut être dû au fait que ce mot est en étroite relation avec d'autres associations d'idées.

 

La méthode des associations libres utilisée dans la cure sophro-analytique permet d'examiner ces «accidents» et de conclure au bien-fondé de l'assimilation faite de l'acte manqué à un véritable symptôme.

 

Ainsi, la théorie psychanalytique des actes manqués permet d'accéder à l'étude et à la compréhension du fonctionnement de l'inconscient.

 

Ici comme dans tout le domaine de la psychothérapie, il importe de faire très attention à la psychologie de ‘bazar’ qui nous fait allégrement interpréter tel acte comme étant un acte manqué en donnant en plus une signification certaine. De même le sophro-analyste fera très attention à ne pas jouer au thérapeute dans ses relations amicales!
Exemple d’un faux acte manqué: Un patient arrive à son RV et me dit tout de suite qu’il a oublié son chéquier. Il me précise un peu plus tard que c’est sa femme qui lui a emprunté son carnet de chèques. Il me dit ensuite qu’il aimerait travailler sur son problème vis à vis de l’argent. Il se sent coupable quand il dépense, ce qui fait qu’il dépense très peu. Surtout quand il dépense pour lui. Il retrouvera en séance deux souvenirs significatifs.

 

- Le 1er où il découvre 1 pièce d’un franc dans un tiroir. Il le prend et va acheter des bonbons pour les partager avec ses copains. Il avouera plus tard qu’il n’a jamais eu d’argent de poche (parents très pauvres). Quand sa mère découvre la disparition de ce franc, elle panique car cette pièce devait servir à payer le car pour son frère. Elle sera obligé d’aller demander à un oncle de l’argent pour payer le car. Mon patient s’est senti coupable et prend conscience combien il a mis sa mère en difficulté. Il y a là un contraste entre le vol (1 pièce d’un franc) et le fait d’avoir mis sa mère en difficulté.
- Il retrouve ensuite un 2ème souvenir où il vole des BD à des voisins (de sa famille). Ces BD seront retrouvées quelques temps plus tard par leurs propriétaires chez lui. Là il prend conscience qu’il a mis son père en difficulté.

 

N’importe quel thérapeute ferait très vite un lien entre le chéquier oublié et le thème de la séance. Mais si l’on considère que c’est sa femme qui a pris son carnet de chèque on pourrait presque voir ici une sorte de synchronicité. Sa femme en prenant le carnet de chèque a suscité des associations qui l’ont amené à vouloir travailler sur son problème vis à vis de l’argent et il a retrouvé ces deux souvenirs dont le 1er qu’il avait totalement oublié. On pourrait alors conclure que s’il ne peut pas dépenser de l’argent pour lui (alors qu’il n’est pas avare) c’est à cause de ces deux événements où en voulant se faire plaisir et s’offrir quelque chose, il a mis sa mère puis son père en difficulté.